Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Selon l’OMS, la pollution de l’air, à l’intérieur des locaux comme à l’extérieur, est un problème majeur de santé environnementale touchant aussi bien les pays développés que ceux en développement.

Enjeu de santé public, l’amélioration de la qualité de l’air constitue également un enjeu en terme d’attractivité des territoires et de dynamisme économique à travers les solutions innovantes mises en place pour concourir à cet objectif.

 

Fiche d'identité

Clermont-Auvergne Métropole est constitué de 21 communes et compte 290 000 habitants. D’une superficie de 303 km2, la densité moyenne est de 940 hab/km2 (INSEE 2014).

Diagnostic de la qualité de l'air

Atmo Auvergne-Rhône-Alpe est l’organisme en charge de la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire. A l’échelle de l’agglomération les outils déployés sont :

  • 10 stations de surveillance en continu de la qualité de l’air (24h/24h, 7j/7j) + moyens mobiles à disposition,

  • 1 cadastre des émissions (maille kilométrique),

  • 1 modélisation Haute Résolution (10m) avec prévision à J+2,

  • Des outils numériques de diffusion de l’information.

Globalement, Clermont-Auvergne Métropole est plutôt préservé au regard des phénomènes de pollution de l’air avec des indicateurs qui sont orientés à la baisse depuis une dizaine d’années (environ -25%) à l’exception de l’ozone qui est à la hausse (environ +10%).

Cependant, il existe des points sensibles liés à la surexposition des habitants :

  • Au dioxyde d’azote (NO2), à proximité des grands axes de circulation. Environ 1500 habitants seraient concernés en 2017.

  • Aux particules fines (PM2,5) dont les concentrations dépassent la valeur recommandée par l’OMS dans une grande moitié est de l’agglomération. Ce dépassement concerne 97% de la population en 2017.

 

Les leviers d'action

Un inventaire des émissions est réalisé chaque année pour évaluer la contribution des différentes sources de pollution au niveau des territoires.

Au niveau de l’agglomération clermontoise, les activités les plus émettrices sont les transports et le chauffage.

Au niveau local, plusieurs plans d’actions sont engagés pour réduire la pollution atmosphérique parmi lesquels :

  • Le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA). Sous l’autorité des préfets et en concertation avec tous les acteurs locaux concernés, ce plan vise au respect des valeurs réglementaires en matière de qualité de l’air.

  • Le Schéma de Transition Energétique et Ecologique (STEE). Ce plan en cours de réalisation et porté par Clermont Auvergne Métropole sera la feuille de route à l’horizon 2030 et 2050 en matière de politique air, énergie, climat, environnement.

  • Le Plan de déplacement Urbain (PDU) de l’agglomération clermontoise est en cours de révision. Il s’agit d’un outil global de planification de la mobilité à l’échelle d’une agglomération, il définit les principes d’organisation du transport et du stationnement des personnes et des marchandises, tous modes confondus. Il vise en premier lieu la diminution du trafic automobile et des émissions polluantes associées.

Parmi les actions de ces différents plans voici 2 exemples d’actions qui concourent à la préservation de la qualité de l’air :

  1. Création du schéma cyclable pour la métropole clermontoise qui permettra d’atteindre 365 kilomètres de réseau cyclable structuré et 5400 arceaux pour le stationnement à l’horizon 2028.

  2. Mise en place d’une aide financière aux habitants (publics précaires) pour remplacer les foyers au bois anciens ou ouverts